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Circuit patrimoine Candes Saint-Martin – Montsoreau

Au temps des mariniers de Loire Savez-vous que la Loire fut, durant de longues années, un extraordinaire lieu de vie et de travail ? Faisons un petit voyage dans le temps. Nous sommes dans la seconde moitié du XIXe siècle. Regardez : devant vous, le fleuve est couvert d’une flottille de gabares, de toues, de sapines, de chalands. Ces bateaux transportent du bois, du vin, du charbon, des pierres, du tissu. Regardez mieux, encore. Vous voyez le garçon accoudé sur le pont
du chaland baptisé " Va d’bon cœur " ? C’est Simon. Il a été nommé compagnon marinier voici quelques mois. Avec son patron Jean, il parcourt les rivières pour gagner sa vie. Allez les rejoindre au port. Simon vous parlera de la vie des mariniers de Loire.

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Distance

3,6 Km

Durée

Moins de 2 heures

Description

Cette réalisation est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre deux communes, Montsoreau et Candes-Saint-Martin, leurs associations de protection et de valorisation du patrimoine, deux départements, Maine-et-Loire et Indre-et-Loire et deux régions, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire. Le destin de ces deux communes a basculé avec la disparition de la marine de Loire. Candes-Saint-Martin a vu sa population passer de 664 habitants en 1856 à 229 en 2013. Montsoreau qui comptait 1097 habitants en 1851 n’en a plus que 447 en 2016

Ville de départ : Montsoreau Ville d'arrivée :
Étapes
  • 1Terre
  • 2Place aux jeux
  • 3Les caprices du fleuve
  • 4Priez pour nous
  • 5Convoyeurs de pierres
  • 6Vivre d’eau et de vin
  • 7L’appel de la terre
  • 8Bon vent !
Terre

" On arrive de Saint-Nazaire, aux portes de la mer. On a fait halte aux Ponts-de-Cé où on a chargé un lot d’ardoises de Trélazé. Les vents d’Ouest nous ont été favorables. Notre route a été calme. C’est pas toujours le cas ! Attention, derrière vous ! Vous gênez. Eh oui, y’en a du monde sur ce quai ! Montsoreau est un port de commerce très animé. Il faut que j’aille aider mon patron à décharger. Si vous voulez nous donner le coup de main, vous êtes les bienvenus. Sinon, allez voir la place des diligences. Je vous y retrouve.

Place aux jeux

" Après le travail, on aime se retrouver à la taverne du village. On raconte à la compagnie nos aventures, nos soucis de navigation, nos rencontres. Ils en ouvrent des yeux ! Faut voir ! Il faut bien reconnaître qu’on en rajoute un peu, vu que personne peut vérifier ! On parle des femmes, de nos bonnes amies qui nous attendent là-bas, sur les bords lointains du fleuve... Le temps de faire une petite partie d’aluette, puis il faut rentrer dormir dans la cabane du bateau, la journée du lendemain promet souvent d’être rude. C’est que le métier de marinier n’est pas de tout repos. À ce propos, venez sur les quais, je voudrais vous montrer quelque chose.

Les caprices du fleuve

" Regardez cette échelle de crues. Quand je vous disais que le fleuve n’est pas toujours tranquille ! Combien de fois les maisons des riverains ont-elles été inondées, les champs submergés ! Nous autres, naviguants, on ne sait pas si on doit plus craindre la sécheresse ou les crues. Sans eau, pas de travail. Les crues, elles, modifient le lit du fleuve. Il arrive souvent que des bateaux s’empalent sur des arbres couchés dans le courant, s’échouent sur des bancs de sable ou se brisent sur des rochers. Jean ne vient jamais ici. Cette échelle lui rappelle son ami " Panse de bique " lui est mort noyé. "

Priez pour nous

" Voilà la confluence entre la Loire et la Vienne. Vous avez vu que leurs eaux coulent côte à côte sans se mélanger ? Ça se voit bien, elles ne sont pas de la même couleur. Le grand bâtiment qu’on voit d’ici, c’est la Collégiale Saint-Martin. Il paraît qu’on y a installé un vitrail qui représente Saint-Martin avec des mariniers. Ça va peut-être en surprendre certains - ceux qui disent qu’on voit plus souvent les mariniers au bistrot qu’à l’église - mais je vais entrer lui dire une prière à SaintMartin. Ça coûte rien, comme dit ma grand-mère. Et puis Dieu sait ce qui nous attend demain.

Convoyeurs de pierres

" Pas trop essoufflé ? La montée du Tire-Jarret porte bien son nom, pas vrai ? C’estici qu’on a rendez-vous avec notre carrier. Le voilà qui arrive d’ailleurs. Il habite un des troglos là-bas. C’est à nous autres mariniers de Loire qu’on confie le transport des pierres de Touraine et d’Anjou. Les voies d’eau sont plus rapides, plus sûres et plus pratiques que les routes souvent en mauvais état ! Pendant que mon patron négocie, allez donc faire un tour jusqu’au panorama de Candes ! C’est à deux pas. Je vous attendrai sur le chemin du retour. "

Vivre d’eau et de vin

" L’affaire a été vite conclue. Des manouvriers vont descendre les pierres au port. Vous voulez savoir pourquoi mon patron nous fait nous arrêter ici ? Regardez la vigne sur le coteau en face. Il en possède une parcelle. Je crois savoir qu’il est en discussion avec un viticulteur pour acheter quelques ares supplémentaires. Il profite des temps libres que lui laisse la navigation pour la cultiver. J’ai goûté son vin. C’est du bon. Faut dire que Jean préfère la qualité à la quantité. C’est jamais lui qui vous dira que « Bonne marchandise ne vaut pas bonne vente » ! "

L’appel de la terre

" Jean rêve de s’acheter une de ces petites maisons que vous voyez en contrebas. Il parle souvent de s’arrêter, de marier une fille du coin, d’avoir des enfants. Je crois qu’il vieillit. C’est vrai que la solitude est quelquefois pesante pendant nos voyages. Moi, en tout cas, je suis pas prêt à me faire « cul terreux » ! « Chie dans l’iau » je suis, « chie dans l’iau » je resterai ! Dès qu’on arrive dans un port, c’est plus fort que moi : je pense qu’à repartir. D’ailleurs, il me vient déjà des fourmis dans les jambes. Dites, ça vous fait rien si on va voir où en est l’embarquement de nos pierres ?

Bon vent !

“ Re-v’là le “ Va d’bon cœur ”. Je suis si impatient d'embarquer ! On part livrer nos pierres à Gien. J’y suis jamais allé. Ce que j’aime aussi dans ce métier, c’est qu’il vous fait voir du pays ! Jean m’a dit que ça se trouve en amont et que c’est très loin. Si loin qu’il arrive un moment où le vent de mer ne porte plus. Pour avancer, il faut se faire haler. Il me tarde de voir comment ça marche ! Mais voilà qu’on hisse la voile. L’aventure continue ! Allez, bon vent à vous et à la prochaine ! “

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